présentation

"Le lecteur de roman policier est un lecteur incrédule qui lit avec méfiance, une méfiance particulière..." José Luis Borges

Save me Joe Louis


une histoire de changement : après la chute du mur de Berlin, il n'y a plus le système qui perdurait depuis la Seconde Guerre mondiale.  
VERDANA grande normal 4ème A en partant de la gauche Noir Au contraire, j'ai tout tenté pour me débarrasser d'eux ! Mais ils hantaient mes rêves, alors    j'ai décidé de leur raconter la vie des deux survivants, Patrizia et Scialoja. C'est la lecture de la chronologie des événements de 1992 et 1993 qui m'a donné le point de départ de ce récit.


Paroles d'auteurs (James Lee Burke - USA) :Le contexte était optimal pour Gauche, droite, mafia, milices diverses, juges, tout le monde s'affronte. Le roman raconte la lutte des forces qui veulent s'emparer du pays. J'ai été très J'ai été très J'ai été très J'ai été très J'ai été très J'ai été très J'ai été très J'ai été très J'ai été très



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L'homme du Lac

Le commissaire Arnaldur Erlendur n'est pas forcément très doué, ni avec sa fille, ni avec ses enquêtes, mais tel le héro ancien des sagas, il est un peu un magicien, même si souvent il cherche sa baguette. Si l'Islande est bien un pays volcanique, ceci semble moins déteindre sur ses habitants que sur les napolitains. 
Cette fois il faut un tremblement de terre pour intriguer plus que nature notre droopy de commissaire. Car le niveau des eaux du lac de Kleifarvatn baisse. Et ce n'est pas une plaisanterie. Allo ! Je suis dans le lac et j'ai là un squelette sous les yeux. Comment ça, l'eau a disparu ? Pas entièrement bien sûr, mais elle s'est retirée de l'endroit où je me trouve. Le squelette a un trou dans la boîte crânienne. J'ai d'abord cru qu'il s'agissait d'un mouton. D'un mouton ? Il a reçu un coup sur la tête, observa Erlendur en se relevant. 



Paroles d'auteur (Arnaldur Indridason - Islande) : Très tôt, j'ai senti qu'Erlendur, comme beaucoup d'Islandais, avait vécu les changements qui ont lieu en Islande depuis la Seconde Guerre Mondiale

passant d'une société paysanne très pauvre à une société moderne très, très riche, qui de fait s'est effondrée. Et je pense que l'une des raisons de cet effondrement, c'est le rythme du changement, trop rapide, Erlandur fait parti de cette évolution, et quand les choses se passent si vite il y a des gens qui sont laissés, qui ne prennent pas part aux changements. ils sont déconnectés du flux. Ils sont juste là, et le temps leur passe à côté, ce fut ma pensée originelle à propos d'Erlendur. Il est très, très ancré dans la société islandaise et l'histoire de l'Islande des 40, 60 dernières années.




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- La cité des jarres - La femme en vert - 

4 Garçons Dans La nuit














C'est bien connu l'Anglois est fourbe.
Pour biens des gens, une tombe représenterait une fin, pas pour lui. Pour lui, cette tombe aujourd'hui en photo dans le journal est un commencement. Il avait cherché, fouillé, et attendu un signe pour lui montrer la voie.
Et le signe est là sous ses yeux.
Saint Andrews, Ecosse 2003, la police de la Fife décide la réouverture des affaires classées, et celle de Rosie Duff décédée 25 ans plus tôt figure en tête de liste. Rosie, 19 ans à l'époque, domiciliée à Strathkinness, violée, poignardée puis abandonnée agonisante sur Hallow Hill.
 Alors partir de ce jour, il le sait, certains vont commencer à avoir peur...


Paroles d'auteur (Val Mac Dermid - Ecosse) : Fife est un endroit très distinct; vous avez le Firth of Tay au nord et le Firth of Forth au sud et jusqu'au milieu des années 1960, avant que n'arrivent les ponts routiers, il était difficile d'entrer dans le Fife. C'était un lieu tourné vers son intérieur, avec un esprit de paroisse, mais ce que nous avions c'était un fort sentiment de radicalisme politique. Mon père était un grand admirateur de la poésie de Robert Burns; il était membre du "Burns Club" de Bowhill. J'ai grandi imprégnée de l'idée que j'étais aussi bonne que n'importe qui d'autre et je ne me suis rien mis sur le dos avant d'aller à Oxford; Je ne pensais pas que ces gens allaient forcément me descendre, je suis allé là-bas avec le sentiment que je méritais d'y être. Ce fut un choc de culture certes; il n'y avait aucun doute à ce sujet ! La première chose, et ce qui était extrêmement
difficile, c'était que je devais apprendre à parler anglais. A Fife les gens parlent avec un fort dialecte, un fort accent et ils parlent très très vite, alors quand je suis allé à Oxford, ils pouvaient littéralement ne pas comprendre ce que je disais. Je devais apprendre à parler une sorte d'anglais qu'ils pouvaient comprendre. Mais c'était génial d'être dans un endroit où les gens vous jugent sur la qualité de votre esprit et rien d'autre, vraiment. J'ai vu là trois années d'opportunités, et j'étais déterminée à en tirer le meilleur parti. J'ai été élevée avec cette notion que si vous avez un talent que vous avez un devoir de l'utiliser correctement. Mais venue de la classe ouvrière, je m'aperçois qu'aujourd'hui je ne pourrais plus venir à Oxford.





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- Au lieu d'exécution - Noirs tatouages - 

Meurtres à la Cour du Prince Genji




Le dit du Genji revisité. Seio Nagao choisit de nous présenter ce roman de Cour avec ses amours galants, ses morts inexpliqués, ses mauvais esprits, dans un langage moderne où les hommes et les femmes passent à l'acte, s'aiment ou se tuent.
Quelque chose brillait sur le plancher, une aiguille dépassait d'une étroite et longue rainure entre deux planches. La Favorite frissonna. Pour la première fois, elle sentit qu'il y allait de sa vie et de celle de son enfan et bon ou mal gré il faudra bien que la justice des hommes se fasse. Avec discrétion cependant, car nous sommes à la Cour. Alors, notre policier car il y a un policier, et s'il n'a pas un nom compliqué, Chûjo, il a par contre un titre qui ferait rougir de plaisir un typographe. "Général en Second de la Garde du Corps" doublé de "Chef à la Chancellerie Privée" ou pour faire court "Chef Général en Second", Tô no Chûjo. Chûjo est le bien nommé deuxième héros de cette histoire fascinante. Le premier à tout seigneur tout honneur est le prince lui-même, Genji le prince Radieux.


Paroles d'auteurs (Seio Nagao - Japon) d'après Mathieu Lindon Libération : A l'origine, Meurtres à la cour du prince Genji était un scénario pour le cinéma. Mais le projet a capoté parce qu'il était très coûteux. Le producteur était désolé, il m'a dit: "Puisque ce n'est pas un film, pourquoi n'en ferais-tu pas un roman?» - Le Genji est considéré comme de la grande littérature. Mais, quand je l'ai lu, je ne l'ai pas du tout trouvé si distingué. Il y a beaucoup de sentiments négatifs, un côté occulte, noir. Beaucoup de femmes meurent, mais la façon dont elles meurent reste mystérieuse. J'ai eu l'idée d'un meurtrier avec qui ça deviendrait une autre histoire. Le Dit du Genji est considéré comme une oeuvre mythique, j'ai eu envie de démolir ça, de jouer avec, même si ce n'est pas une motivation très avouable - Je ne dis pas aux élèves que j'écris des polars, j'aurais peur, s'ils me lisent, qu'ils mettent en doute mes capacités de professeur. Mais comme les élèves ne lisent pas, il n'y a pas de danger, même si certains savent ce que je fais - En fait Je n'ai pas vraiment le temps d'écrire car l'enseignement est un travail prenant, avec les problèmes de discipline, les lycéennes qui dînent avec les messieurs pour de l'argent, tous ceux qui abandonnent l'école en cours d'année, qui n'ont aucun désir, qui n'ont pas la notion d'effort de temps en temps, la police appelle le lycée alors c'est moi qui le prend. - J'écris pendant les vacances - Il y a dans le Dit du Genji un rouleau avec un titre mais sans l'histoire, et il semblerait que ce soit la partie du récit où meurt le Genji. Donc il y a un mystère. Ce serait bien de l'utiliser... -



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