VERDANA grande normal 4ème A en partant de la gauche Noir Au contraire, j'ai tout tenté pour me débarrasser d'eux ! Mais ils
hantaient mes rêves, alors j'ai décidé de leur raconter la vie des deux
survivants, Patrizia et Scialoja. C'est la lecture de la chronologie des
événements de 1992 et 1993 qui m'a donné le point de départ de ce
récit. Le contexte était optimal pour une histoire de changement : après
la chute du mur de Berlin, il n'y a plus le système qui perdurait
depuis la Seconde Guerre mondiale.
Gauche, droite, mafia, milices
diverses, juges, tout le monde s'affronte. Le roman raconte la lutte des
forces qui veulent s'emparer du pays. J'ai été très surpris de voir que
j'avais complètement oublié cette "saison des massacres", comme tous
les Italiens d'ailleurs, alors que cela se passait il y a seulement
quinze ans…
C'est durant ces mois cruciaux que naît l'Italie d'aujourd'hui.
Il y a dans cette saison les signes et les graines de l'Italie
actuelle. La Ire République s'achève, le système électoral change - on
passe d'un système proportionnel à un système majoritaire. Tout le monde
pense que les communistes vont gagner : ils sont les seuls à ne pas
être touchés par la corruption révélée par les juges. (1) Pourtant,
Berlusconi arrive comme un ouragan et récupère le pouvoir. Personne ne
s'y attendait. C'est incroyable de constater que si peu de livres
traitent de ce tournant, on a tout oublié. Si vous allez à Florence, où
un attentat monstrueux a défiguré la ville (2), et que vous parlez aux
habitants, ils se souviennent des bombes, mais racontent qu'elle ont été
posées "par les Arabes" ! L'Italie n'a plus de mémoire, comme s'il y avait un Alzheimer collectif.