présentation

"Le lecteur de roman policier est un lecteur incrédule qui lit avec méfiance, une méfiance particulière..." José Luis Borges

Le silence de la pluie




Rio de Janeiro.
L'inspecteur Espinosa n'avait jamais fréquenté la place de nuit. Il respectait trop sa métamorphose opérée par les habitués du Scandinavian night-club ou de la Boite  Florida. Longtemps il avait conçu l'idée que quelques moments de solitude pouvaient être favorables à la méditation. Peu de temps auparavant, assis sur le même banc, Il en était arrivé à la conclusion que cela ne s'appliquait pas à lui. Mais, parce qu’une personne avec un trou dans la tête et des vêtements imbibés de sang ne dort pas au volant, Espinosa, touche à touche, s'adonne à sa passion, réfléchir, sans faire de vagues, slalomant entre les ambiances, les gens de Rio  et les gouttes de pluie, démêlant, le souffle un peu court, le puzzle de sa ville, une ville bien féminine couleur Rose ou Alba.
Paroles d'auteurs (Luiz Alfredo Garcia-Roza - Brésil) - J’ai été attiré par le polar car il est plus libre que mes essais de psycho. En fait le polar est le direct descendant des mythes et de la poésie grec car il amène au centre de l’histoire les questions les plus fortes de l’homme soit la mort et la sexualité - Je suis né à Rio et j’ai toujours vécu là et plus précisément à Copacabana. Rio est non seulement une des plus belles villes du monde, mais c’est une ville avec une complexité sociale politique et économique dramatique. Rio est séduisante et douce comme une femme, mais à certains moments l’air est comme celui qui précède une émeute même si elle n’a pas lieu. - Pour moi Espinosa est en surface un homme ordinaire, pas un héros, c’est un homme du service public, d’âge mûr, solitaire, qui fait son boulot. Il pourrait être votre voisin, mais en même temps il a un esprit très critique et beaucoup de romantisme, il ne se trouve pas à sa place parmi ses collègues et un peu nulle part dans le monde. Il n’est pas si ordinaire. - Quand mon lecteur a fini mon livre j'espère qu'il lui restera une question qui lui ouvrira l'esprit à d'autres perspectives du comportement humain. Un meurtre n'est pas toujours un problème, ou du moins, pas seulement un problème à résoudre, il peut rester un mystère, il peut contenir une vérité, mais aussi maintenir de l'ambiguïté. Pour cette raison, j'espère que mes lecteurs auront une sensation vivante d'une histoire qui n'est pas complètement définitive. La fin de l'histoire elle-même est vraiment déterminée par le lecteur, pas par l'écrivain. L'écrivain ne fournit que les mots, et la richesse du texte fictif peut être interprétée avec d'innombrables significations. Il n'y a pas de fin.



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- Bon anniversaire Gabriel ! -