Rio de Janeiro.
L'inspecteur Espinosa n'avait jamais fréquenté la place de nuit. Il respectait
trop sa métamorphose opérée par les habitués du Scandinavian night-club ou de la
Boite Florida. Longtemps
il avait conçu l'idée que quelques moments de solitude pouvaient être
favorables à la méditation. Peu de temps auparavant, assis sur le même banc, Il en était arrivé à la conclusion que cela
ne s'appliquait pas à lui. Mais,
parce qu’une personne avec un trou dans la tête et des vêtements imbibés de
sang ne dort pas au volant, Espinosa, touche à touche, s'adonne à sa passion, réfléchir, sans faire de vagues, slalomant entre les
ambiances, les gens de Rio et les
gouttes de pluie, démêlant, le souffle un peu court, le puzzle de sa ville, une ville bien féminine couleur Rose ou Alba.
Paroles d'auteurs
(Luiz Alfredo Garcia-Roza - Brésil) - J’ai
été attiré par le polar car il est plus libre que mes essais de psycho.
En
fait le polar est le direct descendant des mythes et de la poésie grec
car il
amène au centre de l’histoire les questions les plus fortes de l’homme
soit la
mort et la sexualité - Je
suis né à Rio et j’ai toujours vécu là et plus précisément à Copacabana.
Rio
est non seulement une des plus belles villes du monde, mais c’est une
ville
avec une complexité sociale politique et économique dramatique. Rio est
séduisante et douce comme une femme, mais à certains moments l’air est
comme
celui qui précède une émeute même si elle n’a pas lieu. - Pour
moi Espinosa est en surface un homme ordinaire, pas un héros, c’est un
homme du service
public, d’âge mûr, solitaire, qui fait son boulot. Il pourrait être
votre
voisin, mais en même temps il a un esprit très critique et beaucoup de
romantisme, il ne se trouve pas à sa place parmi ses collègues et un peu
nulle
part dans le monde. Il
n’est pas si ordinaire. - Quand mon lecteur a fini mon livre j'espère
qu'il lui restera une question qui lui ouvrira l'esprit à d'autres
perspectives du comportement humain. Un meurtre n'est pas toujours un
problème, ou du moins, pas seulement un problème à résoudre, il peut
rester un mystère, il peut contenir une vérité, mais aussi maintenir de
l'ambiguïté. Pour cette raison, j'espère que mes lecteurs auront une
sensation vivante d'une histoire qui n'est pas complètement définitive.
La fin de l'histoire elle-même est vraiment déterminée par le lecteur,
pas par l'écrivain. L'écrivain ne fournit que les mots, et la richesse
du texte fictif peut être interprétée avec d'innombrables
significations. Il n'y a pas de fin.
Vous avez aimé Luiz Alfredo Garcia-Roza alors vous pourriez aimer
Davidsen ou Davidsen2
Pour prolonger avec cet auteur :
- Bon anniversaire Gabriel ! -
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