Et si on essayait de donner un coup de fil au patron ? A une heure du matin ? Et pour lui dire quoi ?
Leila a fait sa petite arnaque. Francesco dans son miroir de bus parabolique voit s'avancer la silhouette. Il se remet à respirer. Un moment il a cru que c'était l'ours. Au milieu, des documents, autour, une Leila jeune et jolie, des paquets de dollars, des services secrets et de simples malfrats ; et un chauffeur de bus un peu perdu mais qui connait sa ville comme sa poche. Une course poursuite entrecroisée de pause déjeuner et de romantisme. Leila murmure-t-il es tu là ? Il entend le craquement d'une serrure. Par l'entrebaillement de la porte de droite la fille apparait et lui fait signe d'entrer. L'attaché-case est posé sur l'abattant des toilettes.
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| Giampiero Rigosi |
"Pour moi le déclic provient souvent de plusieurs points de départ. Dans bus de nuit
par une rencontre fortuite sur une ligne de bus avec une très jolie
fille, mini-jupe jaune et pieds nus, qui ne semblait pas savoir où
aller.
Dans
le western ce qui me fascine ce sont les thèmes prégnants de l’évasion
et de la frontière. Dans mes histoires, la frontière n’est pas une
frontière géographique, elle est intérieure ou de l’ordre de la
pratique, la transgresser met en danger l’existence de mes personnages,
les met en crise. Mes romans sont des westerns métropolitains et mes
frontières, toutes mes frontières, sont à Bologne."


