New Iberia, shérif adjoint Dave Robicheaux, Louisiane, pays où tout le monde semble disposer d'une réserve de fureur amoureusement entretenue.
Une simple remarque d'une jeune journaliste va amener notre ami Robicheaux à retourner la vase du bayou autour d'un crime impuni, de méchants enrichis, et d'un soupçon de mafia matinée d'industrie du cinéma. Robicheaux, toujours très moite et un brin bagarreur, a l'art de démêler les fils d'Ariane de cette histoire qui fait appel à ses propres souvenirs, pas toujours jolis jolis. Bon prince, avec son regard cinématographique, il nous fait découvrir tous ces petits mondes, comme s'il faisait son marché, avec désinvolture. Pas facile pour le lecteur de rester suffisamment attentif aux indices lorsque son regard s'arrête là, sur une vieille voiture, ou ici sur cette photographie jaunie, ou quand il se réveille de la contemplation des lucioles sur le marais. Lorsque Dave sera vieux et presque grabataire à l'hospice, je sais ce que je lui apporterai, un puzzle bien compliqué dont j'aurai gardé une pièce, et je serai vengé tout en lui faisant plaisir.
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| James Lee Burke |
Bien écrire c’est d’abord bien écouter, un
journaliste l’apprend très vite, si on ne fait qu’écouter, comme ça, en passant, l’histoire
devient celle ci ou celle là. Il s’agit de bien écouter. Robicheaux, lui, est doué pour sentir les évènements
tels qu’ils vont se passer, ou se sont passés mais jamais, il n’en contrôle le résultat ou les
conséquences.
Je pense qu’une personne qui écrit sur la
classe ouvrière du Sud des Etats-Unis va avoir à écrire sur la musique,
leur musique. Bon sang le mythe américain vient du Sud, c’est l’histoire
américaine, Elvis était beau comme un dieu grec mais c’est aussi tout le
mystère du sud, il a réalisé ce que tout gamin de la classe ouvrière a rêvé...J’ai adoré cette remise de prix, ils avaient
un grand orchestre qui jouait Glen Miller au Sheraton tout près de Central Park,
j’espère qu’ils font toujours ça ?"


