
Damien est un ami. Point. Il expliquerait que leurs Lego garçon-fille ne s'emboîtent pas. Damien a trente ans, Cayce deux ans de plus. Tous deux sont très bons dans leur partie, sans qu'aucun sache vraiment pourquoi. Cherchez Cayce sur google, vous trouverez une "chasseuse de cool". Si vous cherchez bien vous pourrez voir qu'elle a une certaine "sensibilité". La sourcière du marketing mondial en quelque sorte. Dorotea tire un carré de papier cartonné, vingt-sept centimètres d'arête. Le montre à Cayce. Il y a un dessin. Une sorte de gribouillis au pinceau japonais, un trait noir et épais. Elle sait tout de suite que ça ne fonctionne pas. Alors non, simplement non. Ca ne fonctionne pas. Par contre le film lui fonctionne. Le film qui parait en bout sur internet et qui cache quelque chose. Le film qu'elle et ses copains Parkaboy, Ivy et tous les autres filmeux autour du globe au pseudo fantaisiste, s'échangent et recherchent. Mais Le film est dangereux, très dangereux. Et Clayre pose beaucoup de questions, beaucoup de questions.
Paroles d'auteurs (William Gibson - USA/CAN): - Vous savez je n'ai pas vraiment fait de recherches sur le sujet, je le savais déjà tout simplement, ces choses m'intéressent. tout ce truc à propos des tendances, je l'ai imaginé moi-même. Je n'ai jamais travaillé dans une agence, mais c'est une culture qui m'intéresse, d'aussi loin que je me souvienne j'ai toujours été intéressé par le design, la façon dont les choses sont faites. Même si je ne me vois pas comme ça, ça toujours été perceptible dans mon travail mais ça se voit moins parce que j'invente les choses, les produits, les marques dans mes livres - Moi pour avoir un jugement il faut que je sois impliqué, et c'est que le personnage de Cayce m'est un peu irréel, dans sa capacité à exercer son talent sans avoir aucune implication. Ca m'est apparu au cours de la narration, sans que je le maîtrise, comme l'histoire d'un passé que je n'ai pas décrit, c'est arrivé comme ça, alors je me suis ok je vais le prendre comme un fait c'est tout - J'ai été très tôt attiré par les marges de la SF. Les textes de base des années 50 n'ont jamlais accroché avec moi, et je suis passé rapidement des ouevres de jeunesse de Heinlein à Alfred Brester et j'y suis resté. Et par là des revues comme celles de Judith Merrill m'ont introduit à Ballard ou peut être à Borges. Dès quinze ans le genre ne m'a pas paru homogène, tout au contraire - Hubertus est un caractère récurent dans trois de mes livres, et c'est pour moi le personnage qui est le moins proche d'un humain. Mais il marche au moins autant que les lecteurs peuvent accepter qu'il marche. Il est le méchant de James Bond ou alors il croit qu'il l'est ou alors il ne l'est pas du tout. Il est agnostique ou alors un Lucifer neutre. J'avais besoin de quelqu'un avec du charme, imprévisiblement dangereux - Ce qui est nouveau c'est que les gens ont désormais un présent long, et ce dernier peut être suffisamment long pour reconnaître une belle merde inventée au dix-neuvième siècle, la pyramide de Pozzi ou pas - Quand j'étais enfant j'aimais prendre n'importe quel monde que la SF avait inventé, pour remonter dans le temps et réinventer l'histoire du monde, en évitant tout anachronisme. -
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