présentation

"Le lecteur de roman policier est un lecteur incrédule qui lit avec méfiance, une méfiance particulière..." José Luis Borges

Petit bréviaire du braqueur




Donnez un masque à un homme et il dira la vérité - Oscar Wilde - Angélique était en train de céder. Elle avait cédé. Elle était vulnérable, elle le savait, mais c'est tout de même elle qui s'était mise dans cette situation à un moment pareil. Femme bourreau de travail, pleine d'amertume et de désillusion, de plus en plus revêche et rompue à la violence, cherche homme habitant l'horizon pour que plus rien n'ait plus d'importance. Non fumeur, solide sens de l'humour, devant composer avec horaires anarchiques et ne pas être rebuté par la perspective de coucher avec quelqu'un qui a dorénavant plus de morts que d'amants à son palmarès. L'annonce imaginaire la faisait sourire Angelique de Xavia. Elle aurait pu ajouter sérieuse, la petite flic de Glasgow, sérieuse et appliquée, jamais pris en défaut. Et pourtant, c'est bien elle qui se trouve dans cette banque, anonyme, prise en otage d'un braquage en plein jour. L'homme parlait d'un ton sûr, sans hausser la voix, avec une jovialité surprenante. il avait l'accent américain avec quelques inflexions de Glasgow comme le DJ de Radio Clyde. Merci sincèrement. Nous apprécions énormément votre collaboration, et je peux vous assurer que nous allons faire du bon boulot ensemble cet après-midi. Voilà. Et si les membres du personnel pouvaient nous rejoindre ici, et aussi se mettre à genoux, un moment, ce serait chouette. Mon nom est monsieur Jarry, et mes associés sont M. Dali et à ses côtés M. Chagall. Et tu portes un masque de clown Jarry, et moi je suis ici à genoux. Et tu me regardes. Et j'ai peur. Mais pas de ta voix. Ah et je suis énervée aussi, énervée mais appliquée comme toujours.

Paroles d'auteurs (Christopher Brookmyre - Ecosse)- : J'ai pensé que si je pouvais faire les gens de ces choses, je me suis dis vas-y, mais comment peux tu rire à des choses pareilles me disais je parfois - fuck you - La paternité, oui être couvert de vomi et de merde pendant deux ans n'a pas modéré mon ton habituel, la paternité a juste peut être changé la manière dont je réponds à certaines choses - Le truc avec le New Labour c'est qu'ils étaient tellement obsédés par les médias, qu'ils ont fini par rendre la politique fade. C'est une des raisons qui m'a fait retourner dans les années 80, si mes héros ne savaient pas pour quoi ils se battaient au moins ils savaient contre qui ils se battaient - Je ne suis pas sûr de bien prononcer son nom Xavia , il n'existe que dans le monde de l'écrit, j'avais à l'origine pensé à elle comme une icône de Sara Croft qui sauve le monde à la fin , mais je savais qu'elle pouvait avoir une histoire plus forte, une chance de savoir qui elle était vraiment, et c'est comme ça que j'ai écris petit bréviaire - Je n'aime pas beaucoup les héros des nos polars actuels parce que les personnages sont tellement minables, ils sont tellement plausible qu'il en deviennent ennuyeux. J'ai n'ai aucune envie d'aller boire un verre avec eux pour qu'ils me parlent de leurs problèmes de divorce ou d'alcool - J'ai toujours écrit dès six ou sept ans, sans doute parce que là où j'habitais il n'y avait personne avec qui je pouvais jouer, il y avait bien deux garçons de l'autre côté de la route qui aurait pu jouer avec moi, mais ils étaient trop occupés à cambrioler des maisons dès l'âge de dix ans. En vérité ils me terrifiaient. - J'aime beaucoup Robertson Davies, je lui ai d'ailleurs volé les noms de Jack Paralabane et Simon Harcourt -



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Davidsen ou Davidsen2

Pour prolonger avec cet auteur :
- Petite bombe noire - Un matin de chien - Faites vos jeux -