
Le chasseur chassé par son chien. David Golberg est directeur du service informatique de la bibliothèque de la fac. Pas forcément sympathique, David, mais quand les pétales que l'on a froissées et jetées dans la boue se défroissent et appellent à l'aide, qu'est ce qu'on est censé faire ? Un remplacement d'un temps partiel, quelques jours, comme bibliothécaire privé, d'un vieux hiérarque républicain Andrew Stowe, voilà ce que l'on est censé faire. Monsieur Stowe lui non plus n'est pas très sympathique, et s'il a beaucoup de papiers, il parle aussi beaucoup, beaucoup trop, alors quand on commence à en vouloir à David, et peut être même à vouloir le tuer, qu'est ce qu'on est censé faire ? Chercher ce qu'il peut bien y avoir de si secret dans ces putains de papier inutiles, et ça aussi ça semble intéresser du monde.
Paroles d'auteurs (Larry Beinhart - USA) - Ma ville préférée est Oxford ou j'ai enseigné. Ce que vous devez comprendre a propos de l'Angleterre c'est que c'est un endroit très secret. Pas secret au sens totalitaire style sécurité nationale où tout le monde a peur de parler. Les gens vous répondent, si vous leur posez une question. Mais vous devez savoir à qui demander, et si vous le savez, c'est probablement que vous avez déjà la réponse à votre propre question - Lorsque vous allez dans une université américaine, une institution américaine de quelque nature que ce soit, vous obtenez une brochure d'orientation. Plus qu'une brochure, c'est un kit complet, avec ses installations, son histoire, sa philosophie et ses normes, un répertoire, une carte, une biographie de ses membres, grands et petits, les règles et règlements, une table des matières et un index. En Angleterre, on m'a envoyé un seul document avant mon départ, et rien de plus après mon arrivée. La carte des vins. Mon collège, Wadham, qui est un moyen grand collège - quoique pas très richement doté -, avait donc quatre caves avec 50 000 bouteilles ou peut-être cinq caves de 40 000 bouteilles. Voilà ce que je savais en arrivant. Les gens qui sont allés à Oxford ou à Cambridge comprendront. Ceux qui ne l'ont pas fait non, mais cette anecdote c'est la clé de quelque chose. Ici, à Woodstock, c'est toujours 1968. À Oxford, c'est toujours 1668. - Si je n'avais pas été professeur ou écrivain je ne sais pas vraiment ce que j'aurais pu faire. Je suis pratiquement inemployable. Je pourrais essayer de faire un essai en tant que moniteur de ski, mais l'argent est vraiment insuffisant. Et pour même essayer, vous devez être un gus motivé au milieu d'une bade de potes ! Ce qui est probablement au-delà de mes capacités. Peut-être, en désespoir de cause, je pourrais essayer de fonder une nouvelle religion, ou une nouvelle religion non religieuse. Cela peut être très lucratif. Et cela peut exiger d'être plus qu'exploiteur, ce que je ne suis pas. Mais, maintenant que vous l'avez demandé, je vais y réfléchir sérieusement, là je suis dans la promotion ne l'oublions pas. Après avoir écrit un livre, c'est comme un film au ralenti. Vous attendez devant votre boite mail, pendant une ou deux semaine, et puis une fois que vous avez fait ce que l'on vous avait demandé de faire, un mois, deux mois, passent. Et vous savez que la seule chose que vous pouvez faire, c'est commencer un nouveau livre, ou tondre la pelouse. ou aller faire du ski, mais ce n'est pas la saison du ski. Et je ne peux pas non plus jouer au tennis huit heures par jour, enfin pas mes genoux. On est donc là, et on fait un peu comme on le sent... même si ça sent bon. Là je suis sûr que le livre est bon et qu'il se vendra bien, mais ce n'est pas un moment de jubilation, à prendre une cuite, ou à trouver où est la plus proche orgie, c'est un moment pour faire du ski, mais ce n'est pas la saison -
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