La différence on la remarque plus ici, dans les autres villes ce n'est pas différent, mais à Bologne, c'était un endroit où il se passait un tas de choses, oui un tas de choses...et que tout semblait fonctionner. Ca c'est pour le taxi philosophe de Giorgia, pour notre détective en légère surcharge pondérale, Bologne est devenu une sorte d'estuaire où des bourges se baladent en Range Rover, avec le reste qui regarde la mer sans savoir nager.Et ça l'énerve Giorgia, alors quand elle tombe par terre au sortir d'un bar, son premier réflexe est de ricaner sous la pluie. Mais aujourd'hui Gloria n'a plus la force d'actionner l'essuie glace, alors elle pleure vraiment, elle pleure sa soeur Ada, son héros, transformée en une jolie boite en carton pleine de lettres. Elle l'a dans sa poche ce billet d'Aldo "Chère Giorgia, en faisant mon énième déménagement, j'ai trouvé dans une malle les lettres qu'Ada m'envoyaient de Rome". Ada, seize ans déjà qu'elle se trouve dans le cimetière à côté de sa mère et de Tante Mimi Lina qui nous regarde avec sa photo qui semble dire "On est pas si mal ici". Ce soir, Giorgia elle, elle est mal, pas pour les filatures minables, les petits coups de ci de là ou ses petits arrangements avec Spasimo le petit génie de l'informatique, ni encore pour son patron Gitane, couleur paille, l'ancien flic, non elle est mal, parce que dans ces lettres il y a ce A. qui revient sans cesse, A. en titre, A. en signature, A point, A. partout ! Et ce A. elle ne le connait pas et ce A. ça rime pas avec suicide, même en romain. Paroles d'auteurs (Grazia Verasani - Italie) : - Quand j'avais dix-sept ans, j'étais sur le point de tomber du cinquième étage d'un immeuble tout en chassant un pigeon qui mangeait à ma fenêtre. Il a tourné au mauvais endroit et a fini comme dîner chez le voisin . Quelques mois plus tard , j'ai essayé de voler, mais j'ai été sauvée in extremis par le bras de quelqu'un d'autre. - L'écrivain qui m'a le plus influencé en tant que personne et dans mon écriture est Robert Walser , notamment son livre Jakob von Gunten . Je recommande ce(ses) livre(s) pour tout le monde . C'est l'histoire d'un écrivain qui doit mourir le visage dans la neige, à deux pas de l'établissement psychiatrique où il a vécu pendant quarante ans, et ceci juste avant de parvenir à "la gloire" . Pour moi c'est un avertissement. On écrit toujours par nécessité, jamais pour la gloire, même à titre posthume. - Je préfère espérer que les choses importantes qui nous concernent tous vont changer. En ce qui me concerne , c'est le temps qui me change, ou alors il est temps que je me change - Mon écriture c'est plutôt, cigarettes, cendrier, eau ou coca, et un tas de documents sur lesquels j'ai épinglé idées ou des phrases. Et à côté sur le bureau des photos de mes chats adorés. - Vitali je l'apprécie parce qu'il est très différent de moi. Nous venons de mondes différents, deux étrangers qui font des choses différentes et qui se regardent avec curiosité. Nous nous sommes sympathiques que comme des étrangers, nous nous reconnaissons à la fois dans notre diversité en général, mais aussi en celle qui le concerne directement lui et moi. Nous sommes antithétique , mais nous constituons une source de stimulation pour l'autre. Je dis seulement que, avant de me rencontrer Vitali croit que noir est le dernier colori de Fiat, et qu' Agatha Christie est une femme indienne qui a donné naissance à dix enfants à la suite et qui se déplaçait souvent en Orient Express. Sa personnalité bizarre envahit toutes les pages et tous les personnages , les bruleurs sur le feu, puis il est Edward ou Roversi , mais aussi la machine à laver , le micro-ondes , la salle de bain , le chien , l'évier, etc ... - Moi je peux commencer à rire le jeudi et m'arrêter le lundi - Vous avez aimé Grazia Verasani alors vous pourriez aimer Davidsen ou Davidsen2 Pour prolonger avec cet auteur : - Vite et nulle part - A tous et à personne - |
présentation
"Le lecteur de roman policier est un lecteur incrédule qui lit avec méfiance, une méfiance particulière..." José Luis Borges
Quo vadis baby ?
tags :
Verasani

