 La
vieille femme Ute n'avait fait que sentir l'approche de la créature,
dans la nuit. Laisse moi tranquille Yogovuch, serviteur galeux du
Pikutuf ! Lança-t-elle à l'intrus qui se drapa dans l'ombre.
Tante Daisy est têtue et rien ne la ferait bouger du canyon de
l'Espiritu, dans la réserve, et surtout pas son neveu le sergent Charlie Moon.
Le vieux berger Nahum Yaciti lui aussi a senti les ténèbres et avec lui, pas
besoin de s'expliquer.
Mais avec son neveu, il faut toujours tout expliquer, même si il en sait
plus qu'il ne veut l'accepter. Et si la mort d'un berger un soir
d'orage ne le surprend pas, le meurtre affreux d'une jeune étudiante
commis à l'université polytechnique voisine ne s'explique pas aussi
facilement.
Surtout quand le seul mot laissé par la victime est une énigme en forme
de phrase chiffrée.
Les suspects, les morts s'accumulent et le pauvre
Scott Paris, le chef de la police, ne trouve décidément pas la paix qu'il
était venu recherché loin de la ville et de ses cauchemars. Sensible,
Scott Paris, plus sensible que son neveu, alors Daisy Perika se dit que peut-être Coyotte pourra lui parler.
Mais Coyotte ne donne pas toujours la bonne réponse.
Paroles d'auteurs (James D. Doss - USA): - Je n'ai jamais vraiment eu d'autres talents, j'ai bien essayé de jouer au piano en primaire, mais ma professeur a fini par laisser une note à ma mère. " Votre garçon se comporte très bien, mais il n'a aucun sens musical, et il me rend folle ! S'il vous plait soyez assez gentille pour le retirer de ma classe" - J'ai toujours été intéressé par les indiens comme on disait avant d'être politiquement corrects. Un jour, de retour dans l'ouest du Kentucky, j'ai commencé à trouver des pointes de flêche en silex et je me suis pris de passion pour ça. J'ai rejoins trois sociétés archéologiques et je voulais être archéologue. Mais à la place, j'ai fait ingénieur. Quand j'ai commencé mon premier livre j'ai choisi le sud du Colorado et je n'avais pas du tout l'intention d'écrire sur les indiens. J'ai commencé avec un personnage secondaire qui est standardiste dans un petit poste de police, une indienne avec un tout petit rôle. Mais à cause d'elle, je me suis dit que je devais en apprendre plus sur les utes. Je suis allé à la bibliothèque de Los Alamos et j'ai trouvé un bon livre sur
les utes, en le feuilletant, j'ai commencé à en apprendre plus sur le chamanisme ute et sur une créature appelée le Pitukupf (un personnage mythique qui
sert d'oracle aux shamans ) et cette histoire m'a absolument bluffé. J'avais deux ou trois livres à la maison sur les utes mais ils ne mentionnaient même pas ce personnage. C'était
tellement intéressant que j'ai décidé que je devrais faire un
voyage à la réserve. Il y a en fait deux réserves utes, une ici dans le sud, et les réserves d'utemountain. J'ai
fait un voyage à l'une d'entre elle et j'ai rencontré des utes pour me parler de Pitukupf. J'étais revenu décidé à en dire plus sur lui dans mon livre. Et, pour en savoir plus sur lui, quelqu'un devait lui parler. Et c'est là que Daisy Perika est venue et puis vers la fin, il était nécessaire d'avoir un policier ute. Et c'est là que Charlie Moon est apparu, pratiquement dans le dernier chapitre. Et c'est comme ça que ça a commencé. Je n'avais pas l'intention d'écrire sur les utes du tout. Mais Daisy Perika et son neveu, Charlie Moon, sont devenus tellement intéressants qu'ils ont tout simplement dominé mes histoires. - Un jour que j'étais avec un shaman ute, je
lui avais déjà expliqué que j'étais un écrivain, mais à un moment il est devenu inquiet et m'a dit: «Vous ne devriez pas dire ce que nous
faisons ici.". Et puis, plus il parlait, «Maintenant, quand vous dites ce que nous faisons, soyez sûr que c'est correct". J'ai décidé de faire cela du mieux que je pouvais. Maintenant,
cela ne signifie pas, surtout quand vous écrivez quelque chose comme
la danse du soleil, qu'il faut tout faire avec précision. J'ai appris par
quelqu'un là-haut, par hasard, comment voler le pouvoir que le
danseur est sur le point de recevoir. Et c'est une chose très
dangereuse à faire, tant pour le danseur que pour la personne qui l'a volé. La personne s'est immédiatement rendue compte de son erreur et dit: « Oh, et je ne t'ai jamais dit ça." Et j'ai bien sûr promis que je ne le révèlerai jamais. Alors, quand j'ai écrit l'histoire, j'ai du inventer ma propre technique pour voler le pouvoir. Mais ça devait être quelque chose
de raisonnablement plausible dans la culture ute, quelque chose qui, quand les utes le liraient, ne les feraient pas simplement exploser de rire. - Les utes sont connus comme un peuple qui apprécie l'humour. A ma première visite, dans mon premier poste de police Ute, le premier policier que j'ai vu, la première chose qu'il a fait c'est de me taquiner quasiment sur tout, même mes lunettes - Ceux
à qui j'ai parlé ont été très polis, ils disent qu'ils aiment bien mes livres. Ce sont des gens, très polis, aimables, sociables avec un grand sens de
humour. Alors je soupçonne qu'ils sont comme mes autres amis, ceux qui n'aiment pas mes livres ne vont pas me le dire.
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Pour prolonger avec cet auteur :
- La danse de la soif - Le canyon des ombres - L'esprit de la nuit -
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